C’est enfin décidé : ce sera Bora « Yellowstar » Kim qui sera le manager général des équipes de France pour l’Esports Nations Cup. Désormais, il lui incombe la tâche de recruter les joueurs qui composeront chacune des équipes pour les seize jeux d’équipe inscrits à la compétition. Un choix cohérent, lorsqu’on connaît la carrière de cet ancien joueur professionnel, mais qui le laisse bien seul, puisqu’aucune institution n’a été choisie pour l’épauler.
L’Esports Nations Cup, c’est un peu le rêve de tout fan d’esport : faire fi des différentes structures faisant la loi sur différents jeux pour proposer une compétition des nations. C’est l’Arabie Saoudite, toujours en quête de bonne publicité, qui s’est jetée sur le dossier, avec aux commandes l’organisation déjà chargée de l’Esports World Cup sur le coup.
Si, en théorie, les deux événements sont plutôt similaires, deux compétitions internationales se déroulant sur plusieurs jeux, l’Esports Nations Cup présente des difficultés logistiques nouvelles : pour beaucoup de pays, c’est la première fois qu’il faut sélectionner des joueurs et les encadrer. C’est notamment le cas de la France, qui devait trouver un manager général et une institution pour gérer la préparation de l’événement sur le plan médiatique et logistique.
Yellowstar, un profil idéal pour le rôle
Si le choix de Yellowstar en tant que manager général est évident, c’est bien car c’est une des figures les plus emblématiques de l’esport en France : il est l’un des joueurs ayant fait les beaux jours du League of Legends européen chez Fnatic, où il a démontré être un excellent capitaine, il a aussi endossé les rôles de coach, de directeur sportif, d’agent… Il connaît donc bien les enjeux de l’industrie avec une perspective bien plus approfondie que celle d’un joueur professionnel.
Avec une carrière surtout liée à League of Legends, son rôle ne sera de toute manière pas celui d’un coach. On ne lui demande pas de connaître sur le bout des doigts les seize jeux du tournoi. L’aspect crucial de son rôle c’est de connaître les bonnes personnes pour chacun des jeux. Et pour cela, sa visibilité et la longueur de son investissement dans la scène sont deux atouts majeurs.
J’avais déjà en tête des profils qui pouvaient m’aider, parce qu’il y a seize jeux, je ne peux pas être spécialiste en tout. Je prends beaucoup d’informations auprès des différents acteurs, que ce soit les coaches, les créateurs de contenus, les influenceurs, mais aussi les joueurs, parce que c’est important de comprendre ce qui les amène à performer. – Yellowstar au micro de l’Equipe, le 28/03/2026
Et bien s’entourer, il doit le faire vite : les sélectionneurs des différentes sections devront être communiqués à l’EWCF le 7 avril, les équipes complètes devront l’être le 30 avril. Le calendrier est particulièrement serré, notamment car la nomination de Yellowstar, si elle était attendue, a été tardive.
Non pas que l’EWCF ait eu des doutes sur sa candidature, le comité d’organisation devait d’abord trancher une autre question : quelle organisation allait encadrer l’arrivée et la médiatisation de l’équipe française. Deux organisations nationales avaient soumis des dossiers : d’un côté l’UFCEP, de l’autre, France Esport, un organisme plus proche de l’Etat.
L’EWCF n’a pas voulu trancher, souhaitant que les deux organisations fusionnent leur projet. Or, de grandes tensions ont subsisté et un accord n’a pas pu être trouvé, l’EWCF a donc tranché qu’aucune des deux organisation ne serait impliquée officiellement. Si l’UFCEP s’est retiré complètement du projet, le syndicat a cependant affirmé son soutien aux joueurs qui seront sélectionnés, et se tient prête à les accompagner dans la compétition.
Dans les faits, pour l’instant, Yellowstar devient la figure principale du projet en France. C’est avec beaucoup d’ambition qu’il prend ce rôle : il estime que la France pourrait être sur le podium d’une dizaine de jeux au cours de l’événement. S’il est clair qu’en tant que nation, la France s’illustre particulièrement, notamment sur Counter Strike, avec des profils comme Zywoo, ou Rocket League avec des joueurs comme Zen ou Vatira, il est clair que la compétition sera rude. Avec une date de départ toujours prévue pour le 11 novembre, il est clair qu’en coulisses, la course aux trophées est déjà en cours.

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