Sorti discrètement le 5 février dernier sur PC et consoles, Lovish a réussi à s’attirer les bonnes grâces de quelques articles de presse ou autres podcasts spécialisés. Suffisamment pour qu’on finisse par en entendre parler et que nous soit communiqué l’enthousiasme de ceux qui y ont joué. Véritable mille-feuille pixellisé, le jeu est une gourmandise néo-rétro qui réserve tout un tas de surprises au joueur qui s’y aventurera, à tel point qu’on ne saurait que trop conseiller au curieux d’arrêter là la lecture de ce test pour aller d’abord essayer Lovish, en ignorant tout de ce que le jeu a à proposer.
(Test de Lovish réalisé sur PC via une copie commerciale du jeu)
Acceptable in the 80’s
Le jeu est un hommage aux titres des années 80 tels que Bomb Jack (Tecmo, 1984) ou le Bruce Lee de Datasoft (1984 également et qui, pour la petite histoire, est jouable sur la console retro Atari THE400mini, mais sous le titre Lee uniquement, pour des histoires de droits…). Il s’agit en effet d’un platformer fait de gros pixels, dont les niveaux occupent systématiquement l’espace d’un unique écran.
Le principe est simple : une porte d’entrée, une porte de sortie, et il faut aller de l’une, à l’autre, sans tomber dans les pièges de pics hérissés ou entrer en contact avec les ennemis. Au fur et à mesure des progrès dans l’aventure, le gameplay se corsera et se diversifiera en ajoutant des éléments : des boutons à actionner, des clés à récupérer pour ouvrir la sortie…
Pour venir à bout des défis qu’il rencontre, notre personnage dispose de deux outils : une épée, et le saut. C’est simple, basique (comme disait l’autre), efficace tant du point de vue esthétique (pour qui a ce petit penchant pour le retrogaming) que du point de vue du gameplay, le level design étant plutôt bien fait. Mais c’est loin d’être tout.
Love at the second sight
Assez rapidement, on découvre une boutique tenue par la charmante Purin (oui, lu en français, c’est pas super sexy comme prénom. Avec l’accent japonais, cela se rapproche un peu de « Pauline », ce qui est quand même plus joli). Grâce aux pièces glanées dans les niveaux, on lui achète des trucs juste pour ses beaux yeux, sans exactement toujours savoir à quoi chaque objet peut bien servir.
Et peu à peu, le jeu s’ouvre. D’abord on découvre que franchir la sortie de chaque niveau n’est que la façon la plus simple (et incomplète) de passer au niveau suivant. Un peu comme avec les différents Super Mario, où, pour réellement venir à bout du jeu, il faut obtenir l’ensemble des pièces cachées, et atteindre le sommet de tous les drapeaux. Lovish proposent un peu le même genre de défis, avec des couronnes à obtenir, au nombre trois par niveaux, correspondant chacune à un défi qu’on vous laisse découvrir.
Mais ce n’est pas tout (encore). D’abord au gré du hasard (un peu moins en progressant dans le jeu, notamment grâce aux bricoles acquises chez Purin, qui finiront par révéler leur utilité…), on découvre aussi que le jeu recèle d’autres mini-jeux (pas toujours si mini) cachés dans ses niveaux, ou entre ceux-ci, et qu’au final, Lovish n’est pas qu’un petit hommage rétro au platformer des années 80, mais un jeu bien plus riche, fouillé et surprenant qu’il ne veut bien le laisser croire au premier abord.
Amoureusement vôtre
Lovish, le titre du jeu, fait évidemment d’abord référence à la quête de son héros, Sire Salomon, quête qui consiste à libérer celle dont il est amoureux des griffes du Seigneur Démoniaque. Mais c’est aussi et surtout à l’amour pour le jeu vidéo en général, et les classiques du genre en particulier, que le titre développé par Labs Works écrit cette déclaration enflammée. Les références et clins d’œil sont nombreux, les taquets aussi (aux micro-transactions, à l’I.A., …).
Chaque niveau se conclut par une pastille pseudo-narrative humoristique, distribuée aléatoirement (et dont la traduction française est impeccable), qui à elle seule représente une motivation pour réussir à sortir de la pièce ! On rit volontier, et ce n’est pas si courant dans un jeu vidéo.
« Un petit chevalier en armure tout droit échappé d’un jeu de plates-formes/action des années 80, qui saute et donne des coups d’épée en progressant écran par écran comme à l’époque de Bubble Bobble, Pitfall!, Solomon’s Key ou The Maze of Galious ?! Mais c’est exactement mon type de jeu ça ! » écrivait Thierry Falcoz dans sa newsletter, qui a grandement participé à nous convaincre d’essayer Lovish.
C’est exactement pour y retrouver cette description qu’on a plongé dans le jeu, et c’est exactement ce qu’on y a trouvé… les premières dizaines de minutes ! Mais la découverte ne s’est pas arrêté là, et ce qui caractérise peut-être Lovish en premier lieu, c’est la surprise permaente : ici, un clin d’œil qui décroche immédiatement un sourire, là, un mini-jeu inattendu…Malgré son allure cheap et rétro, Lovish est finalement tout sauf un « petit jeu » !
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