Dimanche 25 janvier 2026, les fans du petit plombier moustachu ont eu droit à un nouvel aperçu sur Super Mario Galaxy, Le Film (attendu pour le premier avril prochain) ; soit une nouvelle vidéo au travers de laquelle a notamment brillé le fidèle Yoshi. Et si on ne va évidemment pas médire quant au rendu visuel, qui reste on ne peut plus attrayant, on ne peut voiler nos inquiétudes sur la direction choisie. Une direction déjà empruntée avec le premier volet sorti en 2023 et qui nous semble davantage accentuée avec le présent opus.
Adapter, mais pour aller où?
C’est un brin provocateur que l’on abordera le sujet de l’adaptation. Une réflexion qui, si elle peut toucher un grand nombre de franchises, est avant tout centrée sur celle qui est au-devant des projecteurs : la légendaire saga qu’est Super Mario, aujourd’hui quarantenaire. En effet, il semble légitime de se demander comment la production cinématographique, riche de bientôt deux épisodes, influencera à l’avenir l’intégralité de la licence et donc la production vidéoludique future.
Car, une chose est sûre : selon l’objet que l’on se mettra sous la main, l’impression sera différente et les sentiments plus ou moins hostiles. Une hostilité que fera inévitablement naître la série de films qui se dessine actuellement, pour peu que l’on soit regardant. Déjà, et la dernière bande annonce ne fait qu’exacerber notre considération critique, il y a tout ce côté fan service désagréable, ce rappel constant à l’univers vidéoludique par la « citation ». C’est, par exemple, l’exploitation excessive de personnages sans réelle justification, des éléments tirés ici ou là d’autres sous-séries (tels les Karts de Mario Kart). D’où arrive une fâcheuse conséquence : au lieu d’apporter du fun, c’est la lourdeur qui naît.
Une perte d’identité certaine ?
Une indigestion certes, mais tant qu’elle ne se circonscrit qu’au cinéma, n’est-ce pas un faux problème pour nous, les joueurs ? Probablement. Cependant, est-il possible de dissocier les deux types de réalisations, surtout quand les DA de chacune ont tendance à jouer la ressemblance ? N’y a-t-il pas plutôt une ingérence d’un de ces types dans l’autre ? C’est ce que l’on peut envisager. Et par là, on parlera volontairement de perte d’identité…
On le sait, l’une des conditions nécessaires à la longévité, c’est avant tout l’évolution. Et la diversification des projets représente une forme de cette évolution. Donc, évidemment, voir l’arrivée d’une transposition au cinéma ne peut être que salutaire. En revanche, le traitement qui lui est réservé peut quant à lui être totalement délétère. Une crainte (très subjective s’il en est ) qui, dans notre cas-ci, peut être émise.
Passer par la case cinéma devait inévitablement s’accompagner de choix dignes de placer l’œuvre sous les codes dédiés. Et, parmi ceux-ci, il y avait tout en haut de la liste : la voix. Or, n’est-elle pas ce que l’on peut appeler un vecteur d’identité ? Par elle, nos personnages déjà bien connus accèdent à une nouvelle personnalité. Ce qui est d’autant plus vrai quand, pour la majorité d’entre eux, on les connaissait “muets” ou, plutôt, peu expressifs.
Partant de là, il y a, de manière consciente ou non, une espèce de réinitialisation de l’univers. Une réinitialisation évidemment placée sous le signe d’Hollywood. Ce qui n’est pas forcément une chose agréable pour le peu qu’on soit frileux quant à l’humour qui ponctue ce genre de production. Dès lors, que deviennent les héros qui, jusque-là, accompagnaient nos parties ? Eh bien, c’est simple : soit ils gagnent un prestige supplémentaire, soit ils récoltent le contraire jusqu’à possiblement les confiner dans une sorte de désamour.
Ainsi, on peut le supposer : cette extension de l’univers original via les autres médias existants créera certainement un engouement de la part d’un nouveau public, autant qu’il rebutera le fan extrêmement pointilleux. Mais s’il peut effectivement servir de vitrine publicitaire pour le produit principal, fait-il nécessairement un repoussoir ? Eh bien, cela dépendra de ce que Nintendo compte faire finalement et de la place que ce dernier veut donner au pendant cinématographique de son univers à l’intérieur de son écosystème.
Y aura-t-il donc une incidence ? On l’espère pas. Et honnêtement, si l’intention du constructeur reste la même vis-à-vis de la série, à savoir créer des titres où l’expérience de jeu (le gameplay donc) l’emporte sur les personnages en eux-même, il n’y aucune chance (ou peu de chances) pour que la construction bâtie par la lecture cinématographique vienne parasiter la légende. Mais cela, on ne le verra qu’avec le prochain jeu que Nintendo nous concocte très vraisemblablement dans le plus grand des secrets.

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