Le piratage a toujours été indissociable des consoles. Que ce soit pour contourner les protections, accéder à tous les jeux, préserver certains titres ou tout simplement jouer gratuitement, cette pratique (illégale) fait indéniablement partie du paysage du jeu vidéo. Sur PC, c’est la même histoire, mais depuis quelques années, les hacks se font rares : manque de temps, de motivation ou crainte des autorités ? Probablement un mélange de tout ça.
La plus célèbre protection de jeux vidéo, Denuvo, est même devenue quasiment impénétrable depuis que les rares personnes qui s’en occupaient ont soit arrêté, soit été arrêtées. Avec la multiplication des jeux indépendants à petit prix, la question de l’éthique se pose aussi : le but n’a jamais été de récupérer un jeu sans rien donner en retour, mais plutôt de l’essayer avant de l’acheter pour soutenir les développeurs.
Les clés ROM de la PlayStation 5 dans la nature
Loin est l’époque où un seul génie parvenait à faire tomber des systèmes réputés inviolables, comme la PS3 ou iOS. George Hotz était devenu mondialement connu grâce à ses connaissances techniques, au point d’être ensuite recruté par l’industrie qu’il avait contribué à ébranler.
La plupart du temps, ces équipes travaillaient dans l’ombre, sans que l’on sache réellement combien de personnes se cachaient derrière ces projets. Cette opacité est encore vraie aujourd’hui, comme l’illustre la récente fuite concernant la PlayStation 5.
En ce début d’année 2026, un document censé contenir l’ensemble des clés de sécurité de la console est apparu sur un site spécialisé. Pour les non-initiés, ces clés permettent notamment le déchiffrement de certains fichiers système et la compréhension des mécanismes de sécurité de la console. Le but n’est pas d’expliquer en profondeur l’utilité de ces hacks, mais de montrer que la scène est toujours active, même si celle-ci fonctionne différemment.
Avec le jeu en ligne permanent, l’intérêt des hacks s’est réduit au fil du temps. Entre les abonnements qui donnent accès à une multitude de jeux pour un prix modeste et la scène indépendante, à qui profitent réellement ces hacks ? Aujourd’hui, ils semblent davantage s’apparenter à un défi personnel.
Il est évident que les hacks continueront d’être utilisés par une poignée de personnes, mais le système de consommation actuel et le besoin de soutenir les développeurs sont devenus bien plus importants. Fort heureusement, ces hacks seront toujours les bienvenus si un jour les stores ferment et que les jeux dématérialisés deviennent inaccessibles. La préservation du jeu vidéo est de plus en plus cruciale, et on espère voir davantage de solutions légales à l’avenir pour y palier.

Le constructeur Ayaneo ressuscite le « PlayStation Phone »
n1co_m

Une majorité de joueurs n’achète pas plus de deux jeux par an
n1co_m

GOG lance un programme de préservation du jeu vidéo
n1co_m