Quand une œuvre s’impose et crée une communauté certaine, il est clair qu’un bon nombre d’envieux naissent avec ce succès fulgurant. Tous voulant, d’une manière ou d’une autre, toucher une part du gâteau. Chose que l’on a souvent vu avec d’obscures copies de titres mainstreams, sortis en catimini sur diverses plateformes de téléchargement. Mais, pas seulement : d’autres, bien plus médiatisés, ont tenté leurs chances, à l’instar de Mighty N°9, l’une des œuvres avec laquelle s’est fait une réputation (peu élogieuse) qu’on lui connait le studio qui ferme aujourd’hui ses portes, Comcept.
La mésaventure Mighty N°9
Certes, les studios qui se délestent de son personnel ou qui déposent le bilan, c’est une histoire très courante. Surtout, ces temps derniers… Mais, pour la fermeture qui nous intéresse, on ne peut réellement parler de surprise. Pour cause, depuis la sortie de Mighty N°9, qui se voulait être un jeu aux réelles ambitions, Comcept a tout particulièrement été affaibli. À raison ? Disons qu’il avait créé la recette propre à faire naître une défiance féroce.
Le projet Mighty N°9, à ses débuts en 2013, avait été très bien accueilli par le public, qui était d’ailleurs invité à participer au développement via une cagnotte participative établie sur Kickstarter. Un engouement tel qu’elle avait récolté quelque 4 millions de dollars de dons. Seulement, le résultat s’est avéré être en deçà des attentes et de la confiance accordée, et le jeu s’est retrouvé sous le feu de critiques majoritairement négatives, quand celles-ci n’étaient pas juste tièdes. Gameplay, narration, durée de vie ou encore visuellement parlant… Le titre avait fait naître plus d’un grief contre lui.
En bref, tous les éléments étaient réunis pour porter Mighty N°9 au statut arnaque. En était-ce une pour autant ? La discussion est ouverte. Une chose semble néanmoins sûre : le projet avait probablement une teneur on ne peut plus personnelle pour l’homme à sa tête, Keiji Inafune. Anciennement placé au sein de l’équipe de Mega Man, l’homme a très certainement vu un moyen de contester la paternité de la mascotte à Capcom en lui opposant une concurrence directe par la réappropriation.
Une fin programmée
Toujours est-il que cette sortie « désastreuse » constituait vraisemblablement un motif à des conséquences désagréables. Malgré cela, Comcept a, tant bien que mal, survécu. Toutefois, cette survie ne put se faire que sous le signe de la collaboration, mettant dès lors au rebut le mantra qui l’aura fait naître : « parvenir à se faire un nom dans l’industrie en parfait indépendant ». En effet, tout de suite après la sortie du jeu susmentionné, le studio se retrouva (en 2017) sous la tutelle de Level-5, lequel éditeur/développeur aura fini par l’acquérir entièrement en 2024, soit après le départ de son patron Inafune.
Cependant, il faut croire que son existence a bel et bien fini par excéder la limite. De toute évidence, cette « existence » rallongée d’environ une dizaine d’année n’était jusqu’à cette annonce officielle de la dissolution qu’artificielle. Car depuis son rapprochement avec Level-5, l’entreprise a lentement emprunté le chemin de la fusion, qui s’est donc entériné le 12 janvier dernier avec la perte définitive de sa raison juridique.
Un gâchis ? En tout cas, on ne le niera pas, Comcept avait été fondé sur des bases saines. Vouloir faire sa propre légende en marge des gros studios de l’industrie est en effet louable. Mais, dans les faits, on retiendra plutôt son nom comme un symbole de remise en question du fameux financement participatif, qui, s’il reste une aubaine pour les petits producteurs, n’en demeure pas moins un risque pour le donneur.

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