Jeu indépendant, sans aucun doute destiné à sortir dans la confidentialité, et certainement voué à un public d’initié, Hoarder s’annonce néanmoins avec quelques promesses que son statut d’indépendant semble garantir : une aventure horrifique à destination des consoles (PS5, Xbox Series, mais aussi PC) placée sous le signe de l’étrange et de l’expérimental. Une présence qui n’étonnera nullement les joueurs adeptes de son créateur, Gustaw Stasch.
Une horreur intime ?
Ce dernier est en effet connu pour avoir officié, dans la position de co-créateur, sur Darkwood. Un jeu sorti en 2017 et assez apprécié, qui, lui aussi, faisait la part belle à la dimension horrifique. Même si l’horreur alors distillée diffère grandement de celle que compte aujourd’hui nous présenter Hoarder. Déjà, il y a tout ce qui a trait au point de vue : la présente œuvre place le joueur au cœur même des événements qui lui sont narrées par le biais d’une focalisation interne (soit une vue à la première personne).
Dans Darkwood, au contraire, nous étions invités à suivre notre personnage, dans sa quête obscure et forestière (la scène étant une forêt), à travers une vue du dessus. Une approche différente pour une ambition qui l’était, probablement, tout autant. Si, Darkwood se centrait sur l’environnement et les rencontres pour faire naître le malaise, il semble qu’ici, il en est autrement.
L’horreur que tendrait à susciter Hoarder touche au psychologique. D’ailleurs, en cela, le titre est quelque peu révélateur : le terme « Hoarder » étant ce que l’on désignera par le syndrome de Diogène. Celui qui en est atteint récolte, de fait, et entasse compulsivement un tas d’objets sans aucune limite. Un « désordre psychologique » qui serait donc au cœur du jeu. Mais, dans quelle mesure il le marquera ? C’est ce que l’on attendra de voir.
Un empilement d’expériences ?
En tout cas, sur le plan de l’expérience de jeu, on peut voir comme un écho à cette thématique de l’empilement. Et pour cause, Hoarder ne se veut pas figé dans un seul genre ; il les cumule, de la simulation de nettoyage à une aventure sous-marine. Comment passe-t-on de l’une à l’autre de ces expériences ? Par le déplacement, le changement de lieu.
En substance, l’aventure de Hoarder s’apparente à une catabase, permise par l’existence d’un escalier. Le descendre signifierait donc une plongée dans l’obscurité, perturbant les repères des joueurs et épaississant le mystère autour de la quête.
Toutefois, il est à se demander si ces ambitions diverses ne seront pas plus néfastes qu’autre chose au jeu. Car, si la DA garantit bel et bien un résultat axé sur l’étrange et le psychédélique, n’y a-t-il pas un risque qu’une différence de tonalités perde le joueur et dilue l’expérience? Mais ça, nous ne le serons que lorsque Hoarder paraîtra sur nos machines.
Quand exactement ? C’est ce qu’on ignore encore. Toutefois, en attendant, pourquoi ne pas approcher (si ce n’a pas été fait) le fameux Darkwood, cité plus haut et qui, jusqu’au 26 mars, est en promotion sur Steam.

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