Castlevania est une licence qui résonne dans l’imaginaire des fans de jeu vidéo. Si bien que chaque année un ou plusieurs metroidvania nous séduisent par leur manière d’user et de réinventer les codes du genre. C’est dans ce contexte que Castlevania: Belmont’s Curse est annoncé avec la responsabilité de porter et de moderniser ce riche héritage.
Dévoilé lors du dernier State of Play, le prochain jeu de la série Castlevania sera le cadeau que nous fait Konami pour les quarante ans de la licence. La Triple I initiative nous a permis d’en apprendre un peu plus sur le jeu co-développé par Evil Empire (The Rogue Prince of Persia) et Motion Twin (Dead Cells) au travers de nouvelles images et de l’interview des développeurs. Après s’être approprié les codes du metroidvania pour leurs propres projets, ils vont devoir nous convaincre que la licence Castlevania a encore sa place dans le paysage vidéoludique moderne.
Dracula in Paris
L’aventure prendra place en 1499 dans la ville de Paris envahie par les hordes de Dracula. Après avoir été vaincu dans Castlevania III: Dracula’s Curse, le prince des ténèbres est sur le point de ressusciter. Si Trevor Belmont fera partie de l’histoire, il laisse sa place de protagoniste à un personnage féminin qui serait son héritière. Le choix de faire de ce nouveau jeu une suite n’est pas surprenant, cela permet de surfer sur la nostalgie. Cependant, on se doit de saluer l’audace d’utiliser dans Castlevania: Belmont’s Curse les thèmes et les éléments narratifs de Castlevania III et Castlevania: Curse of Darkness qui ne sont pas les jeux les plus connus et appréciés du grand public.
Pour ce qui est du gameplay, il est évident que le retour du fouet comme arme principale (ce qui n’était plus le cas pour un Belmont dans un jeu 2D depuis Harmony of Dissonance) et l’exploration libre s’inspirent des plus classiques Castlevania IV et Symphony of the Night. Le level design s’articulera principalement autour des environnements extérieurs ce qui s’écarte des intérieurs du château qu’on finira sans doute par explorer. Un nouveau cadre avec des éléments narratifs connus, un gameplay et un level design modernisé : tels sont les ingrédients idéals pour allier tradition et modernité à l’image de l’épée et du fouet maniés par la protagoniste. Le jeu nous cache sans doute quelques surprises, mais n’est-ce pas trop convenu ?

Reprendre la licence Castlevania : bénédiction ou malédiction
Méduse, la Faucheuse, Dracula… sont des boss attendus dans un jeu Castlevania. Mais Evil Empire les a déjà réimaginés dans son DLC de Dead Cells. La licence vampirique nous a habitués à la réinvention des mêmes ennemis, mais il en faudra plus pour créer la surprise. Même chose côté musique, les titres emblématiques ont déjà été repris à plusieurs occasions. On attend maintenant des musiques originales et mémorables. Les graphismes ne semblent pas mirifiques ce qui n’enlève rien à la qualité de la DA. Après plus de dix ans d’absence, on serait en droit d’attendre un nouveau Castlevania au-dessus de la mêlée, dans un marché saturé par ses héritiers. Konami reste néanmoins frileux à l’idée d’investir un gros budget dans la licence, qui, depuis douze ans, n’a le droit qu’à des collaborations et des compilations. Peut-être faut-il qu’elle commence petit avant de pouvoir briller à nouveau. Ou peut-être a-t-elle perdu sa place parmi les grandes licences qu’elle côtoyait jadis.
La composition de l’équipe de développement de Castlevania: Belmont’s Curse a de quoi réjouir les fans de Dead Cell qui avaient déjà profité d’une incursion réussie dans la licence de Konami. Mais est-ce que l’équipe qui a digéré cet héritage pour l’intégrer au genre du roguelike sera capable de produire un metroidvania digne de ce nom en allant au-delà de l’hommage et en évitant de répéter le DLC Return to Castlevania ?

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