Bobby Kotick. Cela fait un moment que l’on n’a pas entendu ce nom (et c’est tant mieux). Néanmoins, l’ombre n’est pas un lieu à sa mesure, son désir de coller aux projecteurs étant tel que le revoilà pour nous conter une affaire qui était loin d’être terminée : la vente d’Activision à Microsoft.
Kotick contre-attaque !
Plus précisément, ce que nous révèle (par le truchement de Game File notamment) aujourd’hui touche à une plainte datant de 2022. Formulée par l’AP7 (soit le fonds de pension suédois), elle stipulait ainsi un manque d’intégrité dans la mise en vente d’Activision. En substance, elle reprochait à Kotick d’avoir accéléré la procédure pour l’avantager, et ce, dans le but de se décharger des accusations de harcèlement qui pesaient contre lui. Ce qui, si cela est vrai, lui aurait donc permis de soustraire à une certaines parties de ces allégations, car, rappelons-le, l’homme est toujours dans la l’attente d’un rendu dans d’autres dossiers.
Mais, passons. Là où cela devient plus ou moins intéressant, c’est dans la défense de Kotick vis-à-vis de cette accusation. En effet, par le biais de ses avocats, ce dernier pointe, quant à lui, une “arrière pensée” certaine dans l’émanation de cette plainte. Ainsi elle n’existait, selon les mots partagés, que dans un seul dessein : “causer du préjudice à Activision”. Par son action, l’AP7 voulait donc nuire à la société, empêcher son activité, afin de profiter à une autre entreprise qui, à ce moment, commencer à fortement s’implanter en Californie : Embracer.
D’où viennent ces affirmations ? Kotick appuie ses dires par la désignation d’une personnalité particulière : Emma Ihre, la présidente de l’AP7, qui était alors cadre chez Embracer. Un lien qui, il est vrai, intrigue. Cependant, Embracer se défend de toute implication en ce sens :
“Nous sommes touchés par la remarque de M. Kotick selon laquelle nous étions en concurrence avec Activision à ce niveau. Néanmoins, même si cela peut être difficile à accepter, nous n’avons pas eu et n’avons toujours pas besoin de l’aide d’un fonds de pension suédois pour concurrencer Activision. En résumé, il n’y a eu aucune coordination ni collaboration entre Embracer et AP7 concernant les déclarations de M. Kotick. Embracer n’a donné aucune instruction ni aucun ordre à AP7, que ce soit par l’intermédiaire d’Emma Ihre ou directement.”
Maintenant, sans réelle preuve, on peut évidemment rejoindre les propos prononcés par le porte-parole d’Embracer et aisément parler de mauvaise foi. Quoique, cette nouvelle manifestation de Kotick s’inscrit dans une certaine logique propre à défendre son action, qui finalement n’a pu être que bénéfique aux investisseurs.
Ce qui est surtout vrai quand celui-ci semble se féliciter de son coup avec Microsoft et de sa prévoyance, au regard de la situation délicate dans laquelle est, selon lui, plongé le monde du jeu vidéo, étayant ainsi ses dires en accusant un marché des consoles descendant et un attrait pour le moins froid des derniers Call of Duty. Licence qui, selon ses dires, aurait complétement chuté en 2025 en rapportant des revenus 60% inférieurs à ceux établis précédemment. Des chiffres néanmoins sortis de nulle par et qu’il s’agira donc de vérifier. Sacré Bobby.

Call of Duty – Activision reconnaît l’échec Black Ops 7 et change de rythme
Bear

Bobby Kotick dézingue le film Warcraft et son impact néfaste sur Blizzard
Lord Lothaire

Microsoft pousse les studios Xbox à atteindre une marge de 30 %
Lith