Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas eu de nouvelles du gobelin le plus caustique d’Akenash. Après deux épisodes modestes, mais qui ont su trouver leur public grâce à un gameplay exigeant mais amusant et à un protagoniste absolument attachant, Cyanide et Nacon reviennent avec Styx: Blades of Greed. Une suite directe bien plus ambitieuse, tant sur le plan de la narration, qui fera le lien avec Of Orcs & Men tout en développant les origines de Styx, que sur celui du gameplay.
En vert et contre tous
Après les événements de Shards of Darkness, Styx est désormais son propre patron et poursuit ses desseins personnels. Accompagné de ses alliés et de son dirigeable, il cherchera à mettre la main sur le Quartz, une ressource clé devenue source de tensions et de déstabilisation entre les différentes races qui peuplent Akenash.
Cette fois, plutôt que de parcourir une succession de niveaux plus ou moins étendus, le jeu proposera trois immenses zones ouvertes, qui vous emmèneront du Mur, aux ruines de la capitale elfe, en passant par l’Aube Turquoise, le village orque. Ces environnements permettront d’exploiter de nouveaux outils de déplacement comme le grappin et le paravoile. On y retrouvera également la célèbre compétence de clonage, mais aussi le contrôle mental et bien d’autres nouveautés, ouvrant la voie à de nouvelles façons de progresser, que Cyanide compare à une approche similaire aux Metroidvania.
Styx: Blades of Greed lorgne également du côté des immersive-sim dans la liberté d’action promise. La manière dont vous accomplirez vos objectifs ne dépendra que de vous ainsi que de l’usage judicieux des compétences et objets à votre disposition.
Vous souhaitez vous faufiler par la cuisine mais un colosse vous bloque le passage ? Empoisonnez le plat qu’il prépare, puis dissolvez son cadavre à l’acide pour effacer toute trace de votre passage. Vous ne pouvez pas exploiter les hauteurs par manque de ressources ou de compétences, et le seul chemin possible est un pont lourdement gardé ? Prenez le contrôle de l’esprit de l’un des soldats pour le contraindre à se suicider. Vous êtes pressé ? Activez votre pouvoir d’invisibilité. Mais attention à vos choix : l’Ambre, la ressource indispensable à l’utilisation de vos pouvoirs, se consume très rapidement, et une mauvaise planification pourrait vous pénaliser pour le reste de la mission.
Cette liberté ne fera pas de Styx: Blades of Greed un jeu plus facile pour autant. Les affrontements directs restent extrêmement punitifs, et le titre récompense avant tout l’infiltration pure ainsi que la créativité du joueur. Les développeurs souhaitent rester fidèles à la philosophie des précédents opus : pas de grand spectacle ni d’action frénétique, ici ce sont l’observation, la planification et la patience qui priment.
Côté narration, si le jeu sera ponctué de cinématiques, il faudra toujours tendre l’oreille aux conversations entre les personnages, lire divers documents et s’appuyer sur la narration environnementale pour compléter les éléments fournis par le scénario, lequel devrait s’étendre sur une vingtaine d’heures. Comme auparavant, l’univers se veut non manichéen, subtil, où l’avidité et le mensonge règnent en maîtres. Enfin, les développeurs confirment que Styx: Blades of Greed sera une expérience exclusivement solo, la coopération introduite dans Shards of Darkness ayant été abandonnée.
Faites vos réserves d’Ambre : Styx: Blades of Greed paraîtra sur PC, Xbox Series et PS5 le 19 février 2026, au prix de 39,99 €.

Test Hell is Us – Perdu dans les tréfonds de la guerre
Drakyng

Test Metal Gear Solid Delta: Snake Eater – Chef-d’œuvre modernisé
Bear

Hitman x 007 – Multivers bien pensé ou branding assumé ?
Lord Lothaire