C’est dans les années 2000 que le jeu vidéo musical a connu son âge d’or. Souvent accompagné d’accessoires, parfois encombrants, nous avons pu nous la donner entre amis dans des titres parfois devenus cultes tels que Donkey Konga, DJ Hero, Guitar Hero, Rockband voire Just Dance. Et si ce dernier a perduré au fil des ans, le genre s’est peu à peu éteint. Et pourtant, Stage Tour tentera de faire renaître l’engouement autour des jeux de rythme avec accessoire dès cette fin d’année.
Et qui d’autre que le studio RedOctane Games, reformé pour l’occasion, aurait pu être à la baguette de cette nouvelle licence ? Il s’agit en effet des développeurs à l’origine des Guitar Hero jusqu’à On Tour, sur Nintendo DS et surtout l’exceptionnel troisième épisode, Legends of Rock. Mais sera-t-il vraiment possible de proposer mieux en 2026 ?
C’est en tout cas l’ambition des équipes de RedOctane Games. Simon Ebejer, directeur du studio, déclare d’ailleurs :
« Nous voulons que Stage Tour soit à la fois familier et authentique, tout en offrant une expérience inédite, grâce à l’utilisation de technologies modernes permettant aux joueurs de se connecter à la musique qu’ils aiment et de profiter d’une plateforme qui évolue et s’enrichit au fil du temps. »
Prêt à reformer la (rock) bande ?
Stage Tour devrait en effet prendre la forme d’une plateforme alimentée sur le moyen et long terme et être alimenté régulièrement avec de nouveaux morceaux, guest et guitares emblématiques. Un partenariat sur plusieurs années avec les marques Gibson, Epiphone et Kramer, bien connues des guitaristes, a d’ailleurs également été annoncé.
On se souvient néanmoins que Guitar Hero Live, dernière itération de la licence, développée par Ubisoft Leamington toutefois, avait déjà tenté de proposer une formule jeu-service. Un résultat qui n’avait néanmoins pas su nous convaincre à sa sortie, en 2015, la faute notamment à un positionnement tarifaire et à un catalogue peu enthousiasmant.
La guitare à six boutons proposée en accessoire ne nous avait pas non plus pleinement convaincue à l’époque et on peut se sentir rassuré de voir que Stage Tour effectuera un retour aux sources avec une bonne vieille gratte à 5 touches. S’ajouteront à cet instrument la basse, la batterie et la voix, histoire de (re)former le groupe, dans notre salon ou en ligne (en espérant que le net code soit suffisamment stable pour éviter les latences, rédhibitoires dans un jeu de rythme).
Reste qu’on s’interroge sur un tel retour tant les jeux vidéo musicaux, a fortiori basés sur des accessoires, sont le reflet d’une époque aujourd’hui révolue. Y a-t-il encore une demande en 2026 pour faire le zouave avec une guitare ou batterie en plastique devant sa télévision ? Pour les quarantenaires ayant connu cet âge d’or, la nostalgie pourra faire son effet, mais quid du reste du public ?
Mais le juge de paix réel sera le catalogue proposé dans le jeu de base ainsi que son modèle économique. Tous juste sait-on que le titre proposera un mode compétitif ainsi que des événements saisonniers (du classique en somme). Un accès fermé à une version alpha de Stage Tour sera proposé cet été à quelques fans expérimentés de la communauté des jeux de rythme afin de permettre au studio d’affiner sa copie avant sa sortie sur consoles et PC pour les fêtes de fin d’année.

Test Patapon 1 + 2 Replay – Le rythme ne suffit pas
Bear

Test Unbeatable – La musique comme preuve fragile de l’absolu
ElMama

Selon Nobuo Uematsu, la musique du jeu vidéo serait sur le déclin
Al