Il y a quelques années, le fabricant d’accessoires Big Ben Interactive a décidé de réunir l’ensemble de ses activités sous la marque Nacon, qui était déjà utilisée pour l’édition de jeux. Mais derrière les manettes et autres casques Nacon, il y a bien le français Big Ben, qui vient d’avoir une bien mauvaise surprise.
En effet, le 19 février dernier, un prêt contracté en 2021 arrivait à échéance. Ce dernier ne pouvant pas être totalement remboursé, la société avait trouvé une solution de refinancement à la fois avec les investisseurs (les « porteurs d’obligations », ayant accordé un prêt à la société) et avec un groupe de banques. Début février, la société échappait donc à la menace du prêt qu’elle n’était pas en mesure de rembourser, repoussant l’échéance de 6 ans.
Un twist digne d’une série télé
Mais, dans un retournement de situation de dernière minute, le groupe bancaire ayant validé le plan de refinancement a finalement annoncé changer d’avis le 13 février, en fin d’après-midi, veille de week-end, ne laissant que quatre jours ouvrés à Big Ben et Nacon pour trouver une solution. Autant dire mission impossible, quand la précédente avait demandé des mois de travail pour être établie. La société s’est donc vu dans l’impossibilité de respecter ses échéances financières, et sa cotation en bourse a été suspendue, provoquant du même coup une chute de la valeur du titre de presque 25%.
Dans un communiqué, la société assure tout mettre en œuvre pour « assurer la continuité de son exploitation », soit échapper à la faillite et à la fermeture qui en découlerait. Rappelons que Big Ben et Nacon commercialisent notamment le stick arcade Daija, qui avait à son lancement la pro-gameuse Kayane pour égérie, mais aussi les manettes Revolution, qui jouissent d’une jolie cote d’amour auprès des joueurs.
Côté édition, Nacon a plutôt une activité de jeux AA sympathiques ; il vient ainsi tout juste de sortir Styx: Blades of Greed, avait connu un très joli succès critique et commercial avec son Robocop et le DLC qui a suivi, et est sensé éditer quelques titres assez attendus dans les mois à venir, comme Cthulhu: The Cosmic Abyss ou encore Terminator: Survivors. On espère que ces soucis bancaires ne mettront pas en péril les différentes sorties.
Le chemin que prend cette histoire est probablement celui du redressement judiciaire (la société elle-même évoque un accompagnement par le tribunal de commerce…), et on souhaite très sincèrement que la procédure permettra à l’entreprise lilloise de sortir la tête de l’eau.

Test Nacon Pro Compact Controller – Alternative crédible, avec un bonus !
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Terminator – Un open-world pour les 40 ans de la franchise
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Test Robocop Unfinished Business – Murphy (déjà) de retour aux affaires
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