Accueilli avec chaleur et honneurs par les joueurs et la presse en 2022, Chained Echoes avait encore un public à satisfaire : les amateurs d’éditions physiques. D’autant que ces derniers avaient directement participé à la production par le biais d’un financement participatif. Et, aujourd’hui, à l’exception d’un élément, elles se font encore attendre. Un manquement attribué au distributeur qui est aujourd’hui invité à prendre la porte du tribunal par le créateur, Matthias Linda.
Un parcours cahoteux !
Après plusieurs années, l’affaire des éditions physiques semble toucher à sa fin. Et il suffit de se référer à l’historique des mises à jour, apportées par Linda quant à l’avancée des préparations des travaux éditions en question, pour se faire une idée. De fait, il faut retourner à juin 2024 pour avoir les dernières informations les concernant. D’une part, Linda nous renseignait alors quant à la validation (fin 2023) de Sony et Nintendo vis-à-vis des éditions. De l’autre, il avançait la promesse suivante : les premiers arrivages étaient dans le meilleur des cas attendus pour la fin de la même année. Seulement sur la totalité des pièces prévues (comprenant éditions collector, Deluxe et standard dévolues aux différentes machines), le jeu n’a pu qu’être proposé en une édition PS4 Standard.
Et maintenant ?
Le temps a passé, et nous voici aujourd’hui en mars 2026, avec une question légitime : où est le reste ? Eh bien, de toute évidence, la réponse ne peut être que funeste, dans le sens où il faudra faire une croix dessus. Du moins, on ne saurait compter sur l’entremise de First Press Games, qui a été rejetée par Linda pour des motifs qui resteront, pour de soucis légaux, strictement secrets. Néanmoins, la rupture est bel et bien consommée avec un passage vers une instance de justice.
Une manière pour Linda de se blanchir et ainsi dissocier son nom du principal (et seul) responsable ? C’est du moins ce qu’il semble être, Linda garantissant même une certaine volonté, teintée d’espoir pour les joueurs. Par là, il avance deux options, dont le choix échouera aux joueurs/ investisseurs : soit ils peuvent demander un remboursement ; soit ils continuent à attendre et de faire confiance au développeur, lequel s’engage à trouver un nouvel éditeur digne, cette fois-ci, de livrer les produits à bon port.
Une affaire délicate qui apporte ainsi quelques zones d’ombre à un jeu apprécié par la communauté. Et si la notoriété de ce dernier permet un regard sur sa situation, il y a probablement bien d’autres titres, à la renommée plus modeste, qui ont traversé des déboires similaires, sans faire le moindre bruit. En fin de compte, Chained of Echoes serait finalement l’illustration d’une forme d’ »injustice », certainement inhérente aux moyens propres aux productions de la sorte, où l’opportunisme des éditeurs touche à l’indécence.

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