Entreprendre la réalisation d’un jeu (ou toute forme de création artistique) passe d’abord, on l’imagine, par le choix. Un choix conditionné par les moyens à disposition mais aussi (et avant tout) par l’ambition artistique de son créateur. Parfois, il arrive même que ce soit dans la contrainte que se trouve cette ambition. Ce qui concerne très souvent les titres indépendants. Un peu comme notre ci-présent CALX (anciennement XTAL), qui tout en modestie tendra à proposer une aventure sous le signe du dépaysement…
Les grands espaces à portée de main ?
Tout d’abord, qu’est-ce que CALX ? Qu’est-ce qui peut bien susciter notre attention à l’endroit de cette œuvre façonnée par le studio True Colors et éditée par Dear Villagers ? La réponse peut être simple : son univers, débordant de couleurs chaleureuses, saura aisément nous convaincre d’y balader un œil ou deux. Et son minimalisme apparent ne sera pas un élément en reste dans le processus de “persuasion des joueurs”. Une beauté sans fioriture, pour ainsi dire.
Tout cela sera ainsi mis au service d’une aventure SF qui sera davantage sous-tendue par des velléités contemplatives que par un réel récit. Clairement, dans le descriptif qu’on fait de lui, CALX ne semble pas proposer d’histoires à proprement parler, semblant seulement compter sur ses décors pour émouvoir et surprendre. C’est simple, le titre semble avoir été créé dans un seul objectif : proposer à son utilisateur un moment axé sur le voyage.
Pour autant, même si certains visuels laissent supposer, le cheminement sur la planète Syro ne saurait être que contemplatif. CALX reste avant tout un hack’n’slash dont la part d’action ne sera nullement en retrait. Et l’une des bande-annonce est assez révélatrice de ces ambitions. Bande-annonce qui, par ailleurs, met aussi le projecteur sur tout un pan réservé à des phases digne d’un platformer.
L’œuvre de True Colors, qui, sur certains aspects, rappellera Sable, semble être pleine de promesses. Même si on peut évidemment se questionner quant aux heures de jeu qui se situeraient entre 10 et 15. C’est à se demander si ce n’est pas trop long pour un jeu de ce type.
Doit-on craindre une répétitivité exacerbée ? Un jeu brisé par ses ambitions et plombé par un immense vide, comme il en existe à la pelle ? Eh bien, même si ce sera encore très partiel, on peut d’ores et déjà avoir un aperçu par le biais d’une démo exclusivement disponible sur Steam. Pour le reste, il faudra attendre la sortie (maintenant aussi prévue sur consoles PS5, Xbox Series et Switch) à une date encore inconnue.

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