Après l’annonce du retrait du jeu sur android et iOS l’année dernière, ce n’était qu’une question de temps : Call of Duty Warzone Mobile fermera définitivement ses serveurs le 17 avril 2026. Une fermeture logique, puisque le jeu ne réussissait pas à se trouver un public. Le jeu était dans une situation pour le moins étrange (pour ne pas dire stupide) : il devait faire face à une concurrence mise en place par son propre développeur avec Call of Duty Mobile, qui proposait également un mode battle royale, qui était l’atout principal de Warzone Mobile.
Warzone Mobile, mort dans l’œuf ?
C’était déjà un peu l’impression que le jeu donnait à ses débuts : sorti en 2024, Activision disposait déjà d’une mouture fonctionnelle avec Call of Duty Mobile, qui avait été lancé en 2019. Le pari était de miser sur un mode battle royale plus riche et étendu que la version du jeu d’origine. Avec 50 millions de pré-inscriptions entre les plateformes android et iOS, et un chiffre d’affaire d’1,4 milliards de dollars sur la première semaine du titre, le jeu partait pourtant sur de bonnes fondations.
Le pari n’avait manifestement pas convaincu, et Activision, avec son dernier communiqué, l’admet à demi-mot. Le studio, en annonçant la fermeture des serveurs du jeu, encourage en même temps les joueurs à télécharger le titre sorti précédemment, insistant sur la qualité de ses mises à jour saisonnière et… de son mode Battle Royale.
À l’origine, Warzone Mobile était un pari audacieux. Le jeu devait faire le lien avec les versions consoles et PC de la licence, créant un lien entre Call of Duty Warzone, Modern Warfare 2 et 3 et, à terme, Black Ops 6. Toutefois, la proposition n’avait pas été convaincante, avec un nombre réduits de possibilités par rapport à son prédécesseur, un nombre relativement limité de cartes par rapport à la promesse, le jeu n’avait pas réussi à convaincre malgré un réel engouement au départ.
C’était en même temps une conclusion attendue, qui témoigne d’une mauvaise lecture de la part d’Activision d’un marché déjà saturé. Et oui : si Call of Duty Mobile est un réel succès, qui survivra à son petit frère, c’était loin d’être le cas de la majorité des jeux de son genre sur mobile.
Si certains titres ont su tirer leur épingle du jeu, il faut reconnaître que les rivaux de Call of Duty eux-même avaient du tirer leur révérence, avec un Apex Legends Mobile lui aussi rapidement retiré de la circulation (dès 2023 !) et un Battlefield Mobile qui n’aura même pas réussi à passer la ligne d’arrivée.
Dans ces conditions, on peut même aller jusqu’à questionner la décision d’Activision, si penser un titre mobile pouvant faire la passerelle avec des jeux consoles plus complet est une idée louable, on peut bien se demander pourquoi le faire avec un titre aussi restreint, qui n’est pas réellement vendu comme une suite, mais un concurrent direct. Sur ce coup, Activision s’est probablement montré trop gourmand et en paye le prix.
En même temps, cela semble être l’erreur habituelle du studio, qui en faisait déjà les frais l’année dernière, avec Black Ops 7. Avec un studio qui met en chantier des jeux avant même d’en avoir étudié le marché, il était évident qu’un marché aussi fluctuant que celui du jeu mobile n’allait pas être aussi simple à conquérir. Ce n’est pas qu’une erreur de jugement : cela semble être une erreur de compréhension profonde de la place de la licence dans le paysage que le studio souhaite conquérir.
Toutefois, que ceux convaincus par la proposition ne désespèrent pas : la licence Warzone continue sur console, PC, et probablement à travers son grand frère, Call of Duty Mobile. C’est un réel coup d’épée dans l’eau pour Activision, qui n’aura réussi qu’à diviser son public sur différents titres et s’inflige désormais la tache de devoir le rassembler.

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