Ce qui a commencé comme un bonus en forme de clin d’œil est en train de devenir un véritable outil alternatif de conservation du patrimoine ! Sorti en 2005 au Japon, le premier jeu Yakuza avait pour ambition de se dérouler dans un Japon crédible et reconnaissable. L’aventure se situait dans un quartier fictif très inspiré par le quartier de Kabukicho, où les salles d’arcade Club SEGA, aujourd’hui disparues étaient parmi les bâtiments les plus emblématiques.
Les rendre accessibles, avec certains jeux jouables, renforçaient le réalisme de l’environnement du jeu, et permettait de célébrer SEGA, qui développait et éditait le jeu. Quatre classiques de l’arcade étaient alors jouables : Space Harrier (1985), Fantasy Zone (1986), Out Run (1986), et Super Hang-On (1987). La fonctionnalité a beaucoup plu et est devenue un gimmick en même temps que Yakuza devenait une saga. Les titres jouables se sont multipliés, et plus tard, des consoles SEGA ont été intégrées aux jeux, comme une Mark III (pré-Master System au Japon) dans le spin off Fist of the North Star: Lost Paradise, ou une console Master System dans un autre spin off, Judgment. On pouvait alors s’essayer à Alex Kidd in Miracle World, Fantasy Zone (qui revient très souvent dans la série), Penguin Land, Enduro Racer…
Avec la sortie du septième épisode « canon » de la saga, devenue à cette occasion Like a Dragon (traduction littérale du titre japonais), la visite des Clubs SEGA prenait un ton particulier. SEGA a revendu l’ensemble de son parc, et les Clubs SEGA n’existent plus en tant que tels. Les jeux Yakuza devenaient ainsi le seul « endroit » où l’on pouvait visiter ces salles d’arcade mythiques. Le gimmick des jeux bonus inclus dans le jeu principal devenait une forme de conservation du patrimoine vidéoludique. D’autant qu’outre les jeux eux-mêmes, les bornes y sont représentées dans leur format original, et à l’échelle. Le personnage doit par exemple s’assoir pour s’installer devant l’une des fameuses bornes Astro City.
Cet aspect patrimonial a encore été un peu renforcé dans l’épisode Infinite Wealth, avec la présence du jeu Spike Out. Ce jeu de combat originellement sorti en arcade n’a en effet jamais été porté sur consoles, et sa présence dans un jeu Like A Dragon est ainsi une opportunité rare de le découvrir ou d’y rejouer.
La prochaine sortie majeure du studio, Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties, proposera cette fois de (re)découvrir la Game Gear, la console portable sortie en 1991, qui s’est mise dans la roue du Game Boy et apportait la révolution de l’écran couleur ! On pourra ainsi jouer ou rejouer évidemment à Columns, mais aussi Sonic Chaos, G-LOC : Air Battle, Fantasy Zone (encore…), Streets of Rage, The G.G. Shinobi, Sonic Drift, , Woody Pop et Puyo Puyo. De plus, grâce à un accord avec Bandai Namco, trois jeux hors du catalogue SEGA seront aussi disponibles : Pac-Man, Galaga ’91 et Mappy.
Est-ce que SEGA poussera le vice jusqu’à limiter l’utilisation de la console, et nous faire chasser des piles dans le jeu, pour simuler ce qui était le plus gros défaut de la machine en son temps : l’autonomie (les 6 piles que réclamait la Game Gear faisaient rarement plus d’un après-midi…) ? Réponse le 12 février prochain lors de la sortie de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties…

Gang of Dragon – Toshihiro Nagoshi présente « son » Yakuza aux Game Awards
n1co_m

RGG Summit – Rééditions, remakes et inédits pour la saga Yakuza
n1co_m

Test Yakuza 0 Director’s Cut – (Kamuro)chaud pour y retourner ?
n1co_m