Psyonix et Epic Games prennent enfin action contre les problèmes de bots et de DDoS qui affectent Rocket League depuis plusieurs années. Bien que le problème ne soit pas nouveau, il a pris une nouvelle ampleur ces dernières semaines. Alors que la scène compétitive du jeu est un élément essentiel de son écosystème, ce sont les joueurs professionnels qui ont (encore) dû hausser le ton.
Sur les réseaux sociaux, on a pu voir ces derniers jours le hashtag #RocketLeagueisdead être partagé par des joueurs professionnels et, plus généralement, divers comptes très suivi de la communauté.
Les attaques DDoS et les bots sont partout, ce jeu est injouable et maintenant, en RLCS (la ligue compétitive du jeu), certains joueurs ont des outils pour gagner et voler les gains de vrais joueurs. – Axel « Vatira » Touret, joueur pour la Karmine Corp
Quel est le problème, doc’ ?
Derrière ce mouvement, des réels problèmes, qui débordent de plus en plus de la sphère des joueurs occasionnels. Les parties, qu’elles soient classées ou non, sont régulièrement mises à mal. Le DDoS est probablement le problème le plus visible. Pour la faire courte, des personnes malveillantes vont surcharger la connexion du serveur pour déconnecter le joueur, lui faisant ainsi perdre sa partie.
C’est un problème connu, mais marginal pour beaucoup de jeux compétitifs. Dans le cas de Rocket League, certains joueurs professionnels se plaignent d’attaques constantes qui perturbent leurs entrainements à l’approche des compétitions.
Du côté des matchs classés, ce sont la triche et les bots qui posent problème. Les deux représentent le même problème, et mettent en péril l’intégrité compétitive du jeu. Dans tous les cas, les joueurs normaux, qu’il s’agisse de champions ou de joueurs occasionnels, vont se retrouver face à un ordinateur ou un humain assisté d’un ordinateur, qu’il sera très difficile de mettre en échec.
Le soucis, c’est qu’avec le fonctionnement compétitif de Rocket League, il y a trop peu de contrôle dans les premières étapes des tournois. Les qualifications étant ouvertes à tous, des joueurs utilisant des méthodes de triches ou des bots peuvent facilement s’immiscer et sortir de vrais joueurs de la compétition.
En résulte un environnement très malsain, poussant les joueurs à la paranoïa. Si le problème est bien entendu réel, il est probablement amplifié par le stress ressenti par les joueurs. Si, forcément, une partie des matchs ne sont pas touchés par ces divers soucis, ils sont forcément bien présent dans la tête des joueurs.
Rocket League en péril, vraiment ?
Ces problèmes s’accentuent, ils ne sont cependant pas nouveaux. Ils sont symptomatiques du réel enjeu derrière ces prises de parole : le silence, l’inaction d’Epic Games et de Psyonix. Le jeu est loin d’être à l’abandon, avec des mises à jour régulières, des ajouts de modes et des collaborations régulières.
Toutefois, force est de constater qu’il aura fallu un hashtag relayé par les personnalités les plus connues du milieu pour que le studio derrière le jeu se fende d’un communiqué reconnaissant la gravité de la situation et d’une action de grande ampleur, qui a permis de bannir plus de 5500 comptes accusés de triche.
Si l’action et la prise de parole du studio sont bien évidemment bienvenues, on ne peut que s’inquiéter de la longévité de ces mesures. Psyonix et Epic Games assurent travailler à mettre en place des serveurs plus résistants aux attaques DDoS et développer des outils anti-triches pour endiguer le problème pour de bon.
Si ces promesses sont de bonne augure, et qu’une première vague de comptes malveillants ont été banni, les joueurs ne sont, quant à eux, pas vraiment rassurés, et demandent une communication plus régulière de la part des studios. Une requête qui, si l’engagement d’Epic Games et Psyonix est réelle, ne devrait pas être si complexe à satisfaire.

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