Code Violet premier du nom a mis du temps à sortir de l’ombre après bon nombre de reports. À sa sortie, le résultat était sans appel : le titre est une vaste blague comptant sur deux éléments principaux : son hommage plus ou moins appuyé à Dino Crisis, et la plastique de sa protagoniste. L’exclusivité PlayStation 5 développée et éditée par TeamKill Media est moquée par l’entièreté de la presse spécialisée et se retrouve affublée d’une moyenne de 29 sur Metacritic et de 2,8/5 sur le PSN.
Après un tel naufrage, nous aurions pu nous dire que le développeur lâcherait l’affaire et irait se concentrer sur d’autres projets plus sérieux. Malheureusement, nous apprenons aujourd’hui que TeamKill Media est bel et bien à pied d’œuvre sur une suite.
Les roses sont rouges, la déception est violet(te)
Dès son annonce, Code Violet attirait la curiosité : un survival horror héritier des premiers Resident Evil et mélangé à l’ADN Dino Crisis. Vous y incarnez Violet, une jeune femme à la plastique provocatrice devant s’échapper d’un complexe dans lequel des expériences de clonage et de voyage dans le temps ont fait débarquer des dinosaures sur notre pan de réalité. Vous devrez donc vous frayer un chemin entre les belliqueuses bestioles préhistoriques.
Avec un pitch alléchant de série Z du samedi soir, Code Violet avait tout pour devenir une légère expérience tout au plus sympathique le temps d’une poignée d’heures. Mais les développeurs en ont décidé autrement. Le jeu est truffé de bugs de gameplay et d’affichage, la difficulté est extrêmement mal dosée, le personnage est d’une rigidité sans nom, les quelques ajouts comme le craft ne servent à rien ou nous pousse à créer des objets à tout bout de champ pour pas grand-chose et, cerise sur le gâteau, les graphismes sont à peine dignes d’un jeu sorti sur PS3.
Tout cela allié à une campagne marketing qui a, en fin de compte, glissé vers une beauferie sans nom (en essayant de se calquer sur Stellar Blade). Code Violet est mauvais et mérite son sort. Cependant, une mauvaise publicité reste un puissant outil marketing, et les développeurs l’ont bien compris.
Quand Violet ne suffit plus, on appelle UltraViolet
Sorti il y a à peine un mois, Code Violet, d’après les dires du développeur TeamKill Media, s’est bien vendu. Aucun chiffre officiel n’a été communiqué, mais si le développeur le dit c’est forcément vrai. D’un autre côté, le budget alloué au développement du premier opus n’a sans doute pas été gargantuesque, permettant alors un retour sur investissement confortable. C’est en s’appuyant sur ses données obscures que TeamKill annonce être au travail sur une suite répondant au nom de Code UltraViolet.
« Grâce à l’immense succès de Code Violet et à votre incroyable soutien, nous confirmons officiellement que le développement du prochain chapitre de l’histoire de Violet a commencé : Code UltraViolet ! Nous sommes extrêmement enthousiastes quant à l’avenir et avons hâte de partager cette aventure avec vous. Restez connectés ! »
Espérons que ce second opus ne soit pas une référence subtile au film (nanar) de Paul W.S Anderson. Quoi qu’il en soit, les responsables derrière Code Violet auront réussi un exploit : permettre le développement d’une suite d’un jeu conspué grâce à un budget de développement que l’on devine ridicule et à une presse assassine qui aura réussi à attirer l’attention.
Est-ce que faire quelque chose de mauvais permettra à l’avenir d’attirer l’œil et l’argent plus que de raison sur une production vidéoludique ? Nous ne pouvons nous empêcher de penser à la stratégie du studio The Asylum et de la production de ses faux nanars à la Sharknado et autres Transmorphers dans le cas de Code Violet.
Une mauvaise presse reste une publicité faite, et les développeurs en sont conscients. En espérant que les joueurs et journalistes n’offriront pas une couverture aussi importante pour ce Code UltraViolet et que cette nouvelle expérience sera la dernière. L’état de l’industrie actuelle est déjà suffisamment préoccupant pour ne pas avoir à se coltiner de mauvais jeux, très certainement réalisés pour des raisons pas plus intéressantes qu’un motif purement mercantile.

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