Alors même que le pop-up collaboratif entre Pokémon et le musée d’histoire naturelle de Londres est déjà sold-out, The Pokémon Company annonce une deuxième boutique pop-up : avec des objets toujours exclusifs, mais plus généralistes, la boutique devrait être disponible du 12 au 15 février. Contrairement à celle du musée, les réservations ne sont pas encore ouvertes, et The Pokémon Company demande au public d’attendre de nouvelles instructions.
Les deux boutiques proposeront des objets très différents. La boutique installée dans le musée proposera des objets exclusifs, pensés dans le thème du musée, pour les 30 ans de la franchise. La collaboration rejoint le thème du dernier artbook de la licence, Pokecology: an Illustrated guide to Pokémon Ecology. Le livre met l’accent sur le fonctionnement de la nature dans le monde de Pokémon, en faisant appel à un auteur, Yoshinari Yonehara, et une illustratrice, Chihiro Kinoshita, qui disposent tous deux de doctorats sur le comportement animalier et l’écologie.
La seconde boutique pop-up, qui se trouvera à l’Excel Center, proposera des objets exclusifs liés au circuit compétitif du TCG. Les deux démarches ciblent deux publics différents, mais feront face aux mêmes difficultés : les enjeux du scalping sont toujours aussi présents.

Un pop-up en guise d’expérience : un échec ?
Ce n’est pas la première fois que The Pokémon Company collabore avec un musée : difficile d’oublier en 2023 la collaboration avec le Musée Van Gogh, qui avait proposé une réelle expérience poussant le public à s’intéresser aux œuvres présentées dans le musée. Avec une carte Pikachu exclusive rendue disponible à la fin d’une petite chasse aux trésors, le public était encouragé à regarder les différents tableaux de l’auteur.
Cependant, tout ne s’était pas déroulé comme prévu. Pokémon, surtout avec son TCG, est régulièrement victime des scalpers. Cette fois-là n’avait pas fait exception. Plutôt que l’expérience, ce qui avait fait le tour des réseaux, c’était bien les hordes de personnes se pressant au bureau du musée pour mettre la main sur la carte, immédiatement mise en vente sur eBay avec des prix délirants.
Difficile de ne pas être déçu de la pauvreté de l’expérience proposée cette fois : une simple boutique de souvenirs, présentée dans la galerie marchande du musée, dont les liens avec les enjeux du musée restent léger. Alors, oui, c’est certain, les objets sont mignons, et on sera content d’exposer une jolie peluche ou une jolie carte dans sa collection.
Cependant, on parle d’une démarche, la pokécology, cherchant à mettre en avant les enjeux écologiques et naturels. C’est vraiment dommage que l’expérience ne soit qu’un pop-up, qui sera de toutes manières dévalisé très rapidement. Il semblerait que les inquiétudes que nous avions formulées à l’époque quant à l’expérience du musée Van Gogh se matérialisent : voilà la leçon comprise par The Pokémon Company.
La place de Pokémon n’est plus dans les collections de musée, elle n’est plus là pour faire du lien et être un moyen artistique d’encourager adultes et enfants à découvrir et s’investir dans ce que présente le musée . Chez nous, place de Pokémon est à la fin, dans une boutique de souvenirs. Au vu de certaines collaborations proposées au Japon, on était en droit d’espérer plus, et surtout, d’espérer mieux.

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